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 Rêve un peu long sur un cours 
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Bonjour,

Anna-Lise a écrit:
Et puis sûrement sommes nous d'autant plus pudique qu'on a envie de se déshabiller ? Aux grands désirs, les grands refoulements ?

Et sans doute on en étale autant qu'on veut (s')en camoufler :wink:


Mar Juil 29, 2008 3:07 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Ingrid a écrit:
tootsie a écrit:
[Euh, :shock:.Vaut mieux pas mélanger pour éviter la crise de "foie".



Mais oui Tootsie, il y a de quoi être choqué(e) :shock:
De mon côté, pas de crise de "foie", mais une terrible angoisse et un désir qui me prend, et pourtant c’est moi qui fait les conneries.

Bises
Ingrid


"une bévue c'est une connerie. la connerie relève du con qui désigne le sexe de la femme et tout ce qui est troué et vide." (Guy Massat)
"C'est pas que j'admire pas la connerie, je dirai plus, je me prosterne." (Jacques Lacan)
"Si l'inconscient est con, la science est imbécile" (Guy Massat)
"Les chinois nous montrent que la sagesse est du côté du con -du kon(g)-" (id.)


:wink:


Mar Juil 29, 2008 3:14 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
mfc a écrit:
Ingrid et AM13 : Qu'est ce que vous trouveriez préjudiciable à l'analyse?


Ingrid a écrit:
Une autre question me vient en lisant ta question, est-ce que l’on peut faire deux analyses en même temps ?
Notre psychanalyste qui ne serait qu’exclusivement notre psychanalyste.
Mais l’autre, psychanalyste ou pas, qui pourrait être aussi en même temps notre ami(e), notre père/mère, notre amant(e), par exemple.


am13 a écrit:
Pour MF : préjudiciable, peut-être, serait le déballage des modalités du transfert, de ce que le psy dit ou tait, de rabattre le psy à la place de n'importe quel autre alors qu'il doit plutôt rester le fameux sujet-supposé-savoir, puis un semblant d'a (les lacaniens comprendrons)...


Ingrid et AM13, aucun de vous deux n'a répondu à ma question (avez vous essayé?): elle doit sûrement être mal formulée.
Quel préjudice serait porté à l'analyse du fait qu'un analysant parle de ses rêves à d'autres personnes qu'à son analyste ou parle de ce que dit ou tait son analyste?
Pour l'anecdote : le premier texte que j'ai publié sur un blog sur Internet, j'étais très gênée de le publier parce que je parlais de mon psy, je répétais une phrase qu'il avait dite et je la commentais. De ce fait, je lui ai d'abord envoyé le texte, ainsi qu'à cb puisque c'était l'ancien blog de psychanalyse-paris.fr. Aucun des deux n'est venu me dire que c'était préjudiciable à l'analyse ou à qui que ce soit.
Tous les textes que j'ai pu écrire ont influé d'une manière ou d'une autre sur le travail que je faisais avec mon psy, mais faut-il pour celà considérer que c'était préjudiciable?

Ingrid, je pense qu'il n'y a qu'une seule analyse, celle de l'analysant. Par contre il y a de multiples transferts, pas qu'avec l'analyste avec lequel nous travaillons. Il y a du transfert sur ce forum, comme il y en a dans la vie courante, dans nos relations avec la famille, les amis, les collègues et même avec les inconnus et il est absolument impossible qu'une fois une séance terminée, l'analysant se déconnecte complètement du travail qu'il fait avec son psy.

:) mfc


Mar Juil 29, 2008 6:08 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
MFC,
Allez j'essaie de te répondre :)
Je pense qu’en racontant son analyse alors que celle-ci est encore en cours, on se replace mentalement dans les conditions de l’analyse et on n’a pas toujours le recul nécessaire pour ne pas se laisser embarquer.On déplace l’intensité de la relation transférielle sur la personne à qui l’on raconte son analyse.Cela peut-être préjudiciable dans le sens où en principe le psy a été analysé suffisamment et donc sait comment entendre ce que tu lui racontes, l’autre non et il peut aussi prendre pour lui ce que tu racontes de l’analyse que tu fais avec un autre (contre-transfert) . Cela peut porter préjudice à l’analyse parce que cela peut-être nuisible à l’analysant qui s’enfonce alors dans son symptôme voire passe à l’acte, même si la guérison vient de surcroit etc etc. Est-ce cela lorsqu’on dit : ne pas se placer en position de tiers dans une analyse ?
J’ai peut-être aussi mal compris ta question ?
Sinon je suis tout à fait d'accord avec toi concernant les multiples transferts.IL y a du transfert sur ce forum :lol: :lol:

Citation:
il est absolument impossible qu'une fois une séance terminée, l'analysant se déconnecte complètement du travail qu'il fait avec son psy.

Tu crois que la réciproque est vraie ? :roll:


Mar Juil 29, 2008 9:40 pm

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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
ah merci Tootsie :D
ça tiens la route, ce que tu dis, surtout pour la personne à qui on bassine nos histoires de psy. Mais ce n'est pas simplement le fait de parler de son analyse ou de sa thérapie. J'ai remarqué à un moment donné que je parlais davantage de certains aspects de mon enfance ou de ma famille à mon entourage proche (là encore, les pauvres :)) et je crois que c'est inévitable du fait que la thérapie libère en partie la parole. Le passage à l'acte justement peut se produire si on s'interdit trop de parler.

tootsie a écrit:
Tu crois que la réciproque est vraie ? :roll:


Oui, je pense. JD Nasio en parle dans "les yeux de Laure". Il parle à un moment du souvenir d'une patiente qui lui revient bien après la séance alors qu'il fait un travail avec d'autres personnes. Ceci dit, je suppose qu'au moment de la séance, le ou la psychanalyste s'occupe de son patient et pas du précédent mais je n'en suis pas tout à fait sure :wink: Par contre, je me demande comment ils font pour pas ce mélanger les pinceaux, surtout s'ils travaillent avec des images qui leurs viennent brusquement. Comment savent-ils que ça concerne l'analysant en séance et non pas un analysant vu quelques heures plus tôt?

:) mfc


Mar Juil 29, 2008 10:20 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
En fait, ce qui me gêne dans cette notion de "préjudice à l'analyse" c'est que j'y vois une sorte de sacralisation de l'analyse. L'analyse devenant plus importante que l'analysant ou même qu'une personne qui ne serait pas analysante et qui parlerais de ses rêves ou de sa vie. Que pendant l'analyse on ai l'inconscient à fleur de peau et de ce fait, nous soyons plus sujets aux résistances, refoulement et retour du refoulé, c'est une chose mais même sans analyse, parler de soi peut aussi entraîner des effets du fait des mouvements et conflits inconscients.

:) mfc


Mer Juil 30, 2008 6:26 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Bonsoir,

Je me permets une intrusion dans la discussion. J'ai une inspiration et une question :

mfc a écrit:
En fait, ce qui me gêne dans cette notion de "préjudice à l'analyse"
:) mfc

... c'est que depuis que je vous lis à ce sujet je culpabilise et hésite à retirer mon post-récit, qu'au début j'avais pourtant réussi à éviter en ciblant ma question.

(Je précise que ça a été au prix d'un effort de retenue hein! parce que je suis du genre j'en déballe consciencieusement et systématiquement un max :oops: - je trouve ça suspect quand même, mais le poisson que je noie je crois que c'est moi) :| .

mais cette culpabilité jaillissante c'est très drôle, finalement :lol: :oops:

Concernant la question du travail de psychanalyse qu'il serait souhaitable de cloisonner au cabinet, je n'y crois pas trop.
Par contre faire face à l'expérience des aléas voire conséquences de l'expression de données relevant de l'inconscient à l'entourage est une sacrée expérience que je qualifierais de thérapeutique et quasi-initiatique.
Pouah!! :| c'est une bonne leçon hein parfois.

Ma psy a formulé l'idée que c'était périlleux, impossible, une fois que j'en avais fait les frais, je ne pouvais pas mieux comprendre qu'à ce moment-là.

Je pense qu'en tous les cas, qu'on le fasse ou pas, ce n'est pas "innocent", pour rien, par hasard. Et dans mon cas ça a été un apprentissage assez crucial.

J'ai un autre sujet/question qui me taraude, au passage... l'influence de la religion en psychanalyse. Je veux dire plutôt sur les névroses. Pourriez-vous m'aiguiller vers quelques lectures en ligne?

Merci, bonne fin de soirée.


Mer Juil 30, 2008 9:37 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
col chic a écrit:
... c'est que depuis que je vous lis à ce sujet je culpabilise et hésite à retirer mon post-récit, qu'au début j'avais pourtant réussi à éviter en ciblant ma question.


ça me fait un peu le même effet(la culpabilité) et en même temps ça me révolte un peu beaucoup que les rêves deviennent tabous. Pourtant Freud n'a pas hésité à raconter certains des siens et à en dire beaucoup plus que ce que nous pouvons en dire.

Pour ta question sur la religion, je n'ai pas de texte sur internet en tête ou en lien ce soir.

:) mfc


Mer Juil 30, 2008 11:38 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Je n'ai jamais eu l'intention de faire culpabiliser qui que ce soit, et encore moins de rendre tabou les rêves !

Quant à ce que vous dites Col Chic, ça me fait réfléchir, car justement, mon analyse, j'essaye de la cloisonner le plus possible à l'intérieur de mes séances et de mes réflexions bien sûr, qui n'attendent pas des horaires fixes pour s'exprimer...

Cela dit, pour en revenir au côté "préjudiciable" je pense à ceci: notre psy qui nous connaît bien à priori "sait" ce qu'il/elle peut nous renvoyer de ce que l'on dit de nos rêves, sans "brusquer" nos défenses, sans risque d'effraction...

En même temps, on pourra m'objecter qu'il ne s'agit ici pas forcément de faire des interprétations...

En tout cas, je vous remercie tous de vos réponses et de vos éclairages qui me font réfléchir.

A bientôt, Anna-Lise (tiens donc, que fait-elle ici celle-ci ? :lol: )


Jeu Juil 31, 2008 1:38 am
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Citation:
J'ai un autre sujet/question qui me taraude, au passage... l'influence de la religion en psychanalyse. Je veux dire plutôt sur les névroses. Pourriez-vous m'aiguiller vers quelques lectures en ligne?


Là peut-être : http://classiques.uqac.ca/classiques/fr ... usion.html
"La religion serait la névrose obsessionnelle universelle de l'humanité; comme celle de l'enfant, elle dérive du complexe d'Oedipe, des rapports de l'enfant au père. "p.44


Jeu Juil 31, 2008 8:53 am
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
tootsie a écrit:
Citation:
J'ai un autre sujet/question qui me taraude, au passage... l'influence de la religion en psychanalyse. Je veux dire plutôt sur les névroses. Pourriez-vous m'aiguiller vers quelques lectures en ligne?


Là peut-être : http://classiques.uqac.ca/classiques/fr ... usion.html
"La religion serait la névrose obsessionnelle universelle de l'humanité; comme celle de l'enfant, elle dérive du complexe d'Oedipe, des rapports de l'enfant au père. "p.44

merci :D


Jeu Juil 31, 2008 1:53 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
mfc a écrit:
Ingrid et AM13, aucun de vous deux n'a répondu à ma question (avez vous essayé?): elle doit sûrement être mal formulée.
Quel préjudice serait porté à l'analyse du fait qu'un analysant parle de ses rêves à d'autres personnes qu'à son analyste ou parle de ce que dit ou tait son analyste?
Pour l'anecdote : le premier texte que j'ai publié sur un blog sur Internet, j'étais très gênée de le publier parce que je parlais de mon psy, je répétais une phrase qu'il avait dite et je la commentais. De ce fait, je lui ai d'abord envoyé le texte, ainsi qu'à cb puisque c'était l'ancien blog de psychanalyse-paris.fr. Aucun des deux n'est venu me dire que c'était préjudiciable à l'analyse ou à qui que ce soit.
Tous les textes que j'ai pu écrire ont influé d'une manière ou d'une autre sur le travail que je faisais avec mon psy, mais faut-il pour celà considérer que c'était préjudiciable?

Ingrid, je pense qu'il n'y a qu'une seule analyse, celle de l'analysant. Par contre il y a de multiples transferts, pas qu'avec l'analyste avec lequel nous travaillons. Il y a du transfert sur ce forum, comme il y en a dans la vie courante, dans nos relations avec la famille, les amis, les collègues et même avec les inconnus et il est absolument impossible qu'une fois une séance terminée, l'analysant se déconnecte complètement du travail qu'il fait avec son psy.




Bonsoir Mf :)

Désolée de ma réponse tardive.
Je ne te lis que ce soir.

Mais j’ai répondu à ta question : « Qu'est ce que vous trouveriez préjudiciable à l'analyse? » Ma réponse est ce que tu as cité de moi.
Peut-être que c’est obscur ce que je dis ?

Sinon, pour ce que tu demandes par rapport au fait de parler de ce que dit ou tait son analyste.
Je sais seulement que ma psychanalyste m’interdit de parler d’une part de mon intimité, et d’autre part de ce qui se passe dans mon analyse avec elle, en dehors de son cabinet, mais bien entendu comme je suis une fille désobéissante j’ai toujours transgressé.
Mf, je ne peux que parler de mon cas particulier, car tout dépend de chaque analyse, des analysant(e)s etc…Il n’y a pas une réponse.

Pour le transfert, chez moi le problème est que la plupart du temps je ne veux pas justement de transfert avec ma psychanalyste.
Sinon, est-ce que pour toi le transfert avec ton psychanalyste est comme un transfert avec un autre autre que lui ?

Bisous
Ingrid


Sam Aoû 02, 2008 12:33 am
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Ingrid a écrit:
pour ce que tu demandes par rapport au fait de parler de ce que dit ou tait son analyste.
Je sais seulement que ma psychanalyste m’interdit de parler d’une part de mon intimité, et d’autre part de ce qui se passe dans mon analyse avec elle, en dehors de son cabinet, mais bien entendu comme je suis une fille désobéissante j’ai toujours transgressé.
Mf, je ne peux que parler de mon cas particulier, car tout dépend de chaque analyse, des analysant(e)s etc…Il n’y a pas une réponse.

Oui effectivement, chaque cas est particulier. Mon psy n'a jamais jugé utile de m'interdire quoi que ce soit, ce qui ne m'a pas empêcher d'avoir parfois l'impression de transgresser des règles générales.

Ingrid a écrit:
Pour le transfert, chez moi le problème est que la plupart du temps je ne veux pas justement de transfert avec ma psychanalyste.

Au début du travail avec mon psy, je luis disais que j'avais peur du transfert. Il m'avait dit de ne pas m'en inquiéter, que lorsqu'il y aurait transfert, il me le dirait que que nous verrions à ce moment là.

Ingrid a écrit:
Sinon, est-ce que pour toi le transfert avec ton psychanalyste est comme un transfert avec un autre que lui ?

Non, mais je sens que je vais avoir du mal à expliquer. Avec l'analyste je pouvais décortiquer un peu les sentiments que j'avais envers lui, les représentations que je projetais sur lui. Toute émotion, tout sentiment d'amour et de haine envers lui pouvait s'expliquer par le transfert. J'utilise là la première définition du transfert, celle la plus banale : nous prenons notre psy pour quelqu'un d'autre et reproduisons avec lui des relations, sentiments émotions issus de l'enfance. En fait je crois surtout que nous projetons inconsciemment sur lui nos identifications inconscientes et le travail avec lui consiste à les reconnaître une à une progressivement.

Maintenant dans une relation avec une autre personne, si je ne place cette relation que comme du transfert, à ce moment je dénie toute authenticité et surtout toute vérité à des sentiments d'amour, d'amitié, de sympathie ou de haine, d'inimitié et d'antipathie. Je dénie la personne elle même comme libre et indépendante, et je trouve ça tout à fait inadmissible, bien que ça se produise. Et en général, tu ne peux pas décortiquer le phénomène avec la personne en question, ou alors c'est là qu'elle devient un analyste bis qui s'en prend plein la figure sans avoir jamais rien demandé, et sans que tu la paye, ce qui fait que tu te retrouve en dette inconsciente envers elle par dessus le marché.
Mon psy appelle ça des "transferts latéraux". Pour ma part, j'y suis très sujette, surtout avec les psychanalystes, psychologues et psychiatres. :wink:

Dans une autre définition le transfert est l'échange, le partage qui se produit dans l'inconscient, considéré comme un "espace entre-deux"(terme utilisé par JD Nasio).
Avec l'analyste, ce sont des moments de chocs un peu privilégiés. Mais avec d'autres personnes aussi ce transfert ce produit, sans que ça ai forcément rapport avec la psychanalyse. Ce peut être le coup de foudre réciproque, la découverte commune, un échange sur la même longueur d'onde, cette impression qu'on a parfois d'être tout à fait en phase avec quelqu'un. En général, on ne cherche pas à analyser le pourquoi du comment.
Par contre en thérapie ou en analyse ça provoque souvent une transformation, quelque chose qui bouge dans l'inconscient même si les effets ne sont pas immédiats.

Bon je crois bien que ma réponse à ta question est insuffisante et je m'embrouille un peu mais je pense que les transferts latéraux qui se produisent pendant une cure ou une thérapie sont des débordements du transfert avec l'analyste et des formes de résistances à l'analyse ou plutôt à l'analyste.

à plus tard

:D mfc


Sam Aoû 02, 2008 4:00 pm
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
Non Mf, ça va, je trouve que c’est clair ce que tu écris.

Je ne connaissais pas ce terme de transferts latéraux.
Merci de me l’apprendre

Bon de toute façon, je me dis que l’essentiel est que ma psychanalyste ne prenne pas pour elle mon désir pour elle (ça rejoint ce que Tootsie disait), bien qu’en même temps je l’avoue ça me pose vraiment un problème qu’elle ne veuille pas que ça se passe autrement :oops: et je l'embête toujours avec ça, même si je sais qu’elle a raison dans le fond.

mfc a écrit:
Avec l'analyste je pouvais décortiquer un peu les sentiments que j'avais envers lui, les représentations que je projetais sur lui.


Ne vois-tu plus ton psychanalyste ?

Bises
Ingrid


Dim Aoû 03, 2008 12:28 am
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Message Re: Rêve un peu long sur un cours
je m'aperçois que ce que j'ai écrit est un peu nul. J'ai fais passé le désir à la trappe et il me semble que dans le transfert, la notion de désir est primordiale, les sentiments n'en sont qu'une expression.

am13 a écrit:
Pour MF : préjudiciable, peut-être, serait le déballage des modalités du transfert, de ce que le psy dit ou tait, de rabattre le psy à la place de n'importe quel autre alors qu'il doit plutôt rester le fameux sujet-supposé-savoir, puis un semblant d'a (les lacaniens comprendrons)...


Aurelien, il faut bien que le psy chute à un moment donné, et à ce moment il devient "n'importe quel autre". On place cette chute à la fin de l'analyse. Pour ma part j'ai toujours eu l'impression qu'une analyse relevait d'un processus itératif et incrémental, ou plutôt décrémental et que la position de l'analyste pour l'analysant changeait plusieurs fois: il chute plusieurs fois pour l'analysant qui retient sa chute par peur de chuter avec lui, le replace sur un piedestal, et le refait chuter. un peu comme le jeu du fort da.

Je me reposais des questions à propos du transfert et du fantasme. Lacan disait que le transfert était à voir du coté de l'analyste. Dans quelle mesure les fantasmes de l'analyste passent vers l'analysant qui les fait sien et par un transfert similaire le refile à d'autres. Ce que je dis pour le fantasme peut être vrai pour les symptômes. Euh bon, je délire un peu là, j'imagine une contagion psychique dont l'analyste serait la source :mrgreen:

mfc a écrit:
Ne vois-tu plus ton psychanalyste ?

non, pas en ce moment mais je me disais que le simple fait de dire que nous voyons un psy ou pas, c'est déjà prendre les autres à témoin et stimuler leur imaginaire :)
:) mfc


Dim Aoû 03, 2008 12:25 pm
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