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 Le silence 
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Bonjour

Faut il chercher à vaincre le silence? comme s'il était un ennemi à abattre. Chantonner un air , encore faut il en avoir un dans la tête à ce moment là, ou parler d'autre chose, c'est une manière de le fuir. D'une certaine façon fuir son psy, ou contourner son analyse pour éviter le combat, peut ^tre parce que nous nous l'interdisons, justement.

Certains silences peuvent être une marque d'indécision face à une situation que nous jugerions hostile.

:) Gouachita


Mer Juin 06, 2007 9:33 am

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La chose est plus complexe qu'une affaire de cases à créer et à défaire. Le signifiant change, les mots se chargent de nouvelles significations.

_________________
Oli


Mer Juin 06, 2007 11:38 am
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Floriane a écrit:
On fabrique ses propres cases, et on les défaits à notre gré.
Et c'est normal d'avoir peur de se révéler. Vous avez le droit de tout en réalité. de dire, de faire, de ne rien dire, de ne rien faire.

Sinon, je ne sais pas si la technique d'imaginer les membres d'un jury tout nu marche avec les psys... ? :roll: Ca marche ?


C'est vrai qu'on est censé pouvoir faire et défaire à son gré. Parfois, quand c'est trop bien "ficelé", ça prend plus de temps. C'est ce que je me dis.... c'est pourquoi je fais preuve de patience et d'obstination, quasiment, pour pouvoir poursuivre ce travail....
On aurait tous les droits, en psychanalyse... ça me fait sourire parfois. On pourrait faire ou dire n'importe quoi et se dire que c'est de la faute de son inconscient!? :-)

L'image de jurys nus, je ne l'ai jamais eue même lorsque j'étais effectivement face à eux, il y a quelques années. Mon regard est hélas trop tourné vers l'intérieur pour "jouer" à cela. Il paraît que ça fonctionne pour certains, mais face à son psy, je ne sais pas.
(pis j'ai pas trop envie de l'imaginer toute nue, ma psy, je dois dire...sourire)

Non, tout cela n'est peut-être finalement qu'un transfert à analyser, et ce faisant, peut-être qu'un jour, je serai "libre"... Je persévère.


Mer Juin 06, 2007 2:41 pm
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Inscription: Mar Jan 16, 2007 12:05 am
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Gouachita a écrit:
Bonjour

Faut il chercher à vaincre le silence? comme s'il était un ennemi à abattre. Chantonner un air , encore faut il en avoir un dans la tête à ce moment là, ou parler d'autre chose, c'est une manière de le fuir. D'une certaine façon fuir son psy, ou contourner son analyse pour éviter le combat, peut ^tre parce que nous nous l'interdisons, justement.

Certains silences peuvent être une marque d'indécision face à une situation que nous jugerions hostile.

:) Gouachita


Vaincre le silence n'est pas pour moi une nécessité absolue. Cela dépend de ce qu'il "porte", je crois.
Je cherche à vaincre un silence lourd de mots qui ne sortent pas (c'est ainsi que je vis ceux qui m'oppressent le plus).
Et puis il y a d'autres silences, nécessaires, qui me permettent de reprendre de l'air, quasiment.

Situation que nous jugerions hostile.... parfois je ressens comme un danger à dire. Mais quand je me suis tue presque toute la séance, je repars déçue et je m'en veux : qu'est-ce que je fais en analyse si j'ai peur d'entendre, de dire, d'aller plus loin?
Ces silences-là, je voudrais les vaincre, sinon à quoi bon?


Mer Juin 06, 2007 2:48 pm
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Inscription: Dim Mai 06, 2007 3:23 pm
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""On aurait tous les droits, en psychanalyse... ça me fait sourire parfois. On pourrait faire ou dire n'importe quoi et se dire que c'est de la faute de son inconscient!? ""

Anne,

On peut dire n'importe quoi en psychanalyse, tout ce qui nous passe par la tête, c'est la règle de base et ce n'est pas si facile que ça. Mais faire n'importe quoi :?: :!:
Ca me semble aller à l'opposé de l'analyse.

"".... parfois je ressens comme un danger à dire. Mais quand je me suis tue presque toute la séance, je repars déçue et je m'en veux : qu'est-ce que je fais en analyse si j'ai peur d'entendre, de dire, d'aller plus loin?
Ces silences-là, je voudrais les vaincre, sinon à quoi bon?""


Alors, là, je ressens souvent exactement la même chose :wink: Je suis en train de lire le livre de JD Nasio recommandé par cb. C'est très intéressant même si j'ai des difficultés à suivre certains passages, notamment celui rédigé par Antoine Franzini (cb, si vous avez le temps de m'éclairer, :D ) Le livre parle non pas du silence mais des différentes formes de silences, y compris celui du psychanalyste. Je ne sais pas si cette connaissance théorique peut aider à sortir du silence qui emprisonne. L'histoire le dira :arrow:

A bientôt,
Joséphine


Mer Juin 06, 2007 3:55 pm
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Ingrid a écrit:
Bonsoir Floriane

Il ya ce qui est réellement interdit, mais il ya aussi ce que nous nous interdisons.

Amitiés, Ingrid


bonsoir
oui c'est ce que j'exprimais avec mon histoire de cases...


Mer Juin 06, 2007 7:56 pm
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Oli a écrit:
La chose est plus complexe qu'une affaire de cases à créer et à défaire. Le signifiant change, les mots se chargent de nouvelles significations.


c'était juste histoire d'avoir un discours léger. le lâcher prise est infaillible. il faut y penser parfois.


Mer Juin 06, 2007 8:01 pm
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Joséphine a écrit:
""On aurait tous les droits, en psychanalyse... ça me fait sourire parfois. On pourrait faire ou dire n'importe quoi et se dire que c'est de la faute de son inconscient!? ""

Anne,

On peut dire n'importe quoi en psychanalyse, tout ce qui nous passe par la tête, c'est la règle de base et ce n'est pas si facile que ça. Mais faire n'importe quoi :?: :!:
Ca me semble aller à l'opposé de l'analyse.

"".... parfois je ressens comme un danger à dire. Mais quand je me suis tue presque toute la séance, je repars déçue et je m'en veux : qu'est-ce que je fais en analyse si j'ai peur d'entendre, de dire, d'aller plus loin?
Ces silences-là, je voudrais les vaincre, sinon à quoi bon?""


Alors, là, je ressens souvent exactement la même chose :wink: Je suis en train de lire le livre de JD Nasio recommandé par cb. C'est très intéressant même si j'ai des difficultés à suivre certains passages, notamment celui rédigé par Antoine Franzini (cb, si vous avez le temps de m'éclairer, :D ) Le livre parle non pas du silence mais des différentes formes de silences, y compris celui du psychanalyste. Je ne sais pas si cette connaissance théorique peut aider à sortir du silence qui emprisonne. L'histoire le dira :arrow:

A bientôt,
Joséphine


Bonjour Joséphine,

Bien sûr, je plaisantais lorsque je disais qu'on pouvait tout faire et mettre ça sur le dos de son inconscient. Simplement, si l'on considère la parole comme un acte, et j'ai bien l'impression qu'elle l'est vraiment en analyse, alors on peut "faire" n'importe quoi avec elle. C'est sans doute cela que j'ai du mal à concevoir.
Enfin, quand je serai sortie de ces censures et autres auto-critiques, j'agirai certainement au mieux.

Depuis quelques temps, je ne lis plus d'ouvrages consacrés à la psychanalyse. Ca me reprendra certainement un jour, mais j'ai en ce moment l'impression qu'il vaut mieux que je sois ignorante de certaines choses et que je vive cette psychanalyse à l'instinct, quasiment.
Je voudrais comprendre ce qui me "condamne" quasiment au silence, car parfois c'est vraiment l'impression que j'ai. Les livres ne pourront pas m'aider à trouver la réponse, je ne crois pas.
Après avoir lu certains livres, j'avais l'impression d'aller plus vite que la musique... mes pensées m'emmènent parfois loin, mais je suis incapable d'en parler. J'ai choisi, pour l'instant, de mettre toute la théorie de côté (c'est pourquoi d'ailleurs je ne participe guère aux discussions de ce forum; c'est trop "profond" pour ma petite caboche, pour l'instant).

Merci de votre réponse,
Anne


Mer Juin 06, 2007 8:18 pm
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très hônnetement, je ne sais pas si le fait d'intellectualiser la chose peut aider à sortir du silence. quant à faire n'importe quoi, tout est question de point de vue en réalité, de culture, de valeurs... et chacun n'a pas le même point de vue sur le monde, pas la même perception de ce qui est à dire ou à faire. et chacun possède dans son entourage des objecteurs de conscience, des entités qui forment l'esprit, qui posent des interdits, des obligations, des valeurs sociales, morales. ces entités ou institutions inculquent à autrui ce qui lui semble juste. des actes peuvent être répréhensibles par la loi, par la famille, par le milieu professionnel. et toute l'architecture de notre esprit repose en partie sur ces percepts et concepts dont on se convainc.
si on se sent mal de ne pas avoir vaincu le silence, c'est que l'on nous a peut être appris que le silence était néfaste. nos parents ont peut être passé leur vie à remplir un vide en vain... le silence est parfois angoissant, inquiétant, nous mettant face à nous-mêmes inéluctablement.
et pourquoi invoquer des interdits qui nous permettrait de le dépasser ou au contraire de l'apprécier ? c'est en tant que soi que l'on doit savoir ce que l'on pense du silence au final, après avoir décelé la perception du silence de nos aïeux, sans doute... tout ceci n'est qu'un exemple. rien d'exhaustif à mon interprétation du silence bien sûr.
se libérer, c'est aussi se défaire de chaînes qui ne nous appartiennent pas. personnellement j'ai pu vaincre certains de mes comportements non parce qu'ils ne répondaient pas aux priorités sociétales mais parce qu'en réalité, ils étaient ceux de mes parents. et je n'ai fait que me les approprier. pour eux j'ai fait n'importe quoi dans ma vie. et puis le temps a passé, et au final, ils respectent mes choix, donc mes actes, et mes pensées. ça leur a fait mal de voir que je me détachais d'eux davantage, plus mal que la violence que je pouvais leur servir en réponse à la leur, explicite ou incidieuse.
c'est aussi ça la liberté. c'est agir comme on veut. le reste, ceux qui pensent que c'est n'importe quoi, ne font que juger selon leur propre système de pensées et de valeurs. à soi de savoir si nos actes sont en accord avec ce que l'on veut dans la vie, avec le chemin que l'on choisit. et puisque l'on vit dans la peur d'être réprimandé. bien savoir si l'on agit pour soi, ou pour ne pas avoir à subir les âfres de détracteurs impartials.
ainsi le silence peut devenir une liberté, s'effacer ou demeurer, sans que l'on craigne la réprimande. et quelle réprimande. la nôtre, transmise de génération en génération ? celle du psy, parce qu'on lui confère une personnalité similaire ?


Mer Juin 06, 2007 8:26 pm
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Il semble bien, tout de même, que celui qui entre en analyse, si je puis m'exprimer ainsi, ait quelques difficultés à trouver son propre chemin, à se défaire de certains schémas bien ancrés en lui.
Je pense aujourd'hui - mais qu'en sera-t-il demain? - que mon silence est justement une soumission à certains schémas familiaux dont pourtant j'aimerais me défaire. Si je m'en veux autant parfois, c'est parce que je continue de coller parfaitement à l'éducation que j'ai reçue.
Au quotidien, l'évitement est moins flagrant.... dans le cabinet de ma psy, je suis face à cela, clairement. La technique de l'évitement est bien ancrée en moi, et il ne m'est pas très agréable de le vivre deux fois par semaine dans le cabinet de ma psy.
Ce n'est pas tant le silence pour lui-même qui m'agace que tout ce qu'il m'évoque.
Si je parle, je vais totalement à l'encontre de ce que maman m'a appris... et j'ai beau avoir largement l'âge de dépasser cela, faut croire que ce n'est pas si simple.
Comme je dis souvent, la volonté ne suffit pas, hélas.
Bien à toi Floriane,
Anne


Mer Juin 06, 2007 10:31 pm
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Floriane a écrit:

bonsoir
oui c'est ce que j'exprimais avec mon histoire de cases...



:)


Mer Juin 06, 2007 10:35 pm
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Justement, dans ce que je disais (et j'y mettais de ma vie comme je l'ai précisé), il n'était pas question de volonté de parler. Ce qu'il faut savoir, dans le sens être convaincu, c'est que rien n'oblige à parler, ni à se taire.
Je n'ai pas dit que c'était facile. Ce qui me pousse à me taire le plus souvent c'est la peur de ce que va penser l'autre, et la peur de ce que je pourrais penser de moi-même après que les mots aient été posés là. Que ce soit entre amis ou autre d'ailleurs. On m'a souvent repproché de ne jamais parler de moi ou peu. La vérité c'est que je ne savais jamais par quel bout commencer et que je n'étais pas persuadée du bienfondé de mes propos. Comme une espèce de culpabilité sous-jacente vis à vis de ce que j'avais envie de dire. Comme si c'était mal. Dans ces cas là on tourne en rond c'est certain. Et puis peu à peu, je me suis sentie plus libre de dire et d'assumer des mots, des phrases sans queue ni tête. Du moins c'était ma vision des choses...


Mer Juin 06, 2007 11:14 pm
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Pour la question de la volonté, chacun sa personnalité. Mais pour moi elle joue un rôle primordial, peu importe dans quoi on puise l'énergie nécessaire...


Mer Juin 06, 2007 11:19 pm
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Floriane, bonsoir

Vous dites qu'il n'était pas question de volonté de parler, et en même temps vous dites que pour vous la question de la volonté joue un rôle primordial.
Je voudrais vous répondre, mais je ne comprends pas en fait ce que vous voulez dire?

Amitiés, Ingrid


Jeu Juin 07, 2007 12:44 am
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c'était juste histoire d'avoir un discours léger. le lâcher prise est infaillible. il faut y penser parfois.

j'aime chercher!
votre lourdeur m'indispose, désolé

_________________
Oli


Jeu Juin 07, 2007 6:26 pm
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