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 Analyse en ligne 
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Message Re: Analyse en ligne
Constance a écrit:
Quelques mots sur ce sujet de l'analyse via internet et notamment sur cette question de l'absence des corps.


Il m'a beaucoup interessé ce long post et je vous livre mes impressions restée vivaces malgré plusieurs lectures.

Citation:
- Tout d'abord, dans l'analyse pas sur internet, le dispositif du divan permet de mettre le corps en sourdine. Il me semble que sur internet, il suffit qu'il y ait un peu de psy et un peu de demande pour que la non visibilité des corps fonctionne comme un appel d'imaginaire parfois très puissant. De ce point de vue là, nul doute qu'un travail analytique puisse avoir lieu. Le dispositif technique d'internet, de l'ordinateur, le permet et il est possible de faire des parallèles avec la cure dite classique.

Pendant une séance sur internet, le corps de l'analyste n'est pas présent, mais l'analysant lui peut très bien ressentir les effets de la séance dans son corps, même en sourdine.

Citation:
- Si l'imaginaire se débride, que le transfert se met en place, que les interprétations permettent de mieux s'y retrouver, que le refoulé se lève, il est aussi possible que, petit à petit, ou au coup par coup, c'est selon, des entrées plus fermes sur le symbolique puissent se construire au cours de ces analyses.


Pourquoi écrire "Si"? ou alors ça s'applique aussi à l'analyse sur le divan ce "Si"


Citation:
- Mais (ben oui), le problème est plutôt, à mon sens, celui du réel. Sur internet, pas de réel. Pas de corps, pas d'odeur, pas de putréfaction, pas de crasse, pas de pet, pas de sueur, pas de râle, pas de pisse, d'ailleurs pas de chiottes, pas de sang, etc... Excusez-moi, hein. Pas de corps, pas de mort, pas de sexe. Alors, à l'inverse d'Ingrid, je dirai que le problème, ce n'est pas l'interdit de faire l'amour avec l'analyste, c'est l'impossibilité DE FAIT de faire l'amour (sauvagement évidemment) avec son analyste. Or, comment cela joue-t-il ? Si l'analysant est un peu informé de la psychanalyse, ou si son analyste, en ligne, lui a préalablement formulé la règle d'abstinence, ce qui est 'de fait' va se confondre, se replier, sur ce qui devrait être de l'ordre d'une symbolisation. Et par la même, tout accès à la façon de faire de l'analysant avec le réel se trouve complètement bouché, sans même que nécessairement l'analyste se rende compte de ce qui se passe. Pour moi, il y a là un très sérieux problème pour l'analyse en ligne.

Aucun des psy que j'ai consulté n'ont ne serais ce qu'évoqué la règle d'abstinence. le seul psy auquel j'en ai parlé est celui que je consulte par internet et ce, bien avant de le rencontrer parce que justement le désir de l'analysant se moque éperdument de la distance ou des obstacles, mais la règle d'abstinence, elle , devient l'obstacle impossible à franchir.

Citation:
Ca peut commencer, ça peut se poursuivre, mais pour ce qui est de finir, c'est très compliqué de se passer du rapport au réel, les choses sont biaisées.

C'est sûrement une sacrée difficulté pour une analyse sur le divan. Parvenez vous à en garantir la fin à vos analysants?

Citation:
Il semblerait bien qu'il y ait une solution : que l'analyse sur le net soit ponctuée de rencontres physiques. Cela à mon avis doit être posé dès le début, parce que sinon ces rencontres peuvent être vécues comme des ruptures de cadre, c'est-à-dire comme des rencontres hors cadre analytique, puisque celui-ci, c'est le net. Donc, en poser le principe dès le début, lorsque le cadre est mis en place justement. Reste ceci qui a bien été dit qu'il y a des personnes qui font des analyses sur internet parce que, structurellement, justement, elles ne sont pas capables d'assumer leur présence face à un psychanalyste. Là, ça devient délicat. Annoncer que les rencontres de visu font partie du cadre mais auront lieu plus tard si la personne ne peut les assumer, c'est prendre le risque de faire fonctionner ces rencontres comme des promesses. Les imposer dès le début, c'est prendre le risque que des personnesn parfois en grande détresse n'aillent pas plus loin. Peut-être faut-il parfois y renoncer, quitte à ce que les fins d'analyse se trouvent un peu bidouillées.

Là encore, dans une analyse classique, pouvez vous annoncer dans le cadre ce qu'il en sera du futur? Pouvez vous même le savoir? L'analysant qui préfère rester sur sa chaise en face à face demandera peut être un jour à passer sur le divan. Je suppose que le contraire se produit aussi.

Je comprends très bien que nous fassions des comparaisons avec l'analyse dite "classique"(une analyse est elle classique?) mais j'ai toujours l'impression que les difficultés supposés de l'analyse par internet sont surtout des difficultés rencontrées en analyse dites "classiques". Ou bien c'est le cas ou bien il y a d'autres difficultés, et là Marie pourrait mieux en parler

Constance a écrit:
Je ne sais plus trop ce que Lacan dit du fading, mais il me semble que c'est quelque chose de cet ordre là qui est squizzé, ou atténué, dans l'analyse en ligne. L'effet d'une demande confrontée à son réel. Bon, c'est mal dit. Je continue quand même. ;-) Ce qui est redouté de cette population particulière qui est demandeuse d'analyse en ligne alors même qu'elle ne pourrait se soutenir face à un analyste de visu, c'est que ce fading tourne à l'effondrement.


Il y avait bien une peur de l'effondrement en ce qui me concerne, ou plutôt une certitude de l'effondrement. Mais je parle là d'une pensée consciente et paradoxalement l'accompagnement demandé au psy était aussi un accompagnement éventuel vers l'effondrement.

Pfff, mon post est un peu longuet :oops:

:) Gouachita


Dim Jan 21, 2007 7:40 pm

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bonsoir Gouachita

Citation:
Ou bien c'est le cas ou bien il y a d'autres difficultés, et là Marie pourrait mieux en parler


je crois que tu as parfaitement analysé la situation, d'une manière claire et fine, et j'ai très peu de choses à rajouter :
Qui mieux est placé pour pouvoir en parler que vous les analysantes en lignes ?

pour rappel, ce n'est pas freud un jour qui a décidé qu'il allait appliquer l'oedipe à ses patients, non c'est l'inverse, c'est en écoutant ses patients qu'il en a déduit ses théories.

S'il peut y avoir une difficulté, elle est pour le psy, oui, sortir du cadre chattoyant et sécurisant de son cabinet ....
En effet, derrière l'écran, le psy ne voit rien, (aucun geste de l'analysant de mouvements) n'entend rien, pas d'intonations de voix, ni les soupirs, les pleurs, etc, il est en dehors de toute psychologie, il n'y a que des mots et du silence.

amicalement,


Lun Jan 22, 2007 1:25 am
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Marie a écrit:
S'il peut y avoir une difficulté, elle est pour le psy, oui, sortir du cadre chattoyant et sécurisant de son cabinet ....
En effet, derrière l'écran, le psy ne voit rien, (aucun geste de l'analysant de mouvements) n'entend rien, pas d'intonations de voix, ni les soupirs, les pleurs, etc, il est en dehors de toute psychologie, il n'y a que des mots et du silence.



Bonjour Marie

Nous avons aussi une voix, un corps…
Dans ce que tu décris Marie, cette manière de faire me donne cette impresssion de se couper de soi ou d’une partie de soi :| Je ne sais pas si je suis les mots seuls ?
Peut-être n’ai-je pas compris ce que tu voulais dire ?
Que veux-tu dire aussi par « en dehors de toute psychologie" ?

Je croyais que le/la psychanalyste entendait tout et de nos dires. Je parle là dans le cadre analytique.

Pour le silence, en psychanalyse, quand je parle à ma psychanalyste, je suis confrontée à son silence, mais dans ce silence elle s’efface, mais elle est présente en même temps. Pour moi, l’un ne peut pas aller sans l’autre.


Amitiés
Ingrid


Lun Jan 22, 2007 11:14 am
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Message Re: Analyse en ligne
Gouachita a écrit:
Aucun des psy que j'ai consulté n'ont ne serais ce qu'évoqué la règle d'abstinence. le seul psy auquel j'en ai parlé est celui que je consulte par internet et ce, bien avant de le rencontrer parce que justement le désir de l'analysant se moque éperdument de la distance ou des obstacles, mais la règle d'abstinence, elle , devient l'obstacle impossible à franchir.


Je réponds à cette partie de votre post, qui est la plus parlante pour moi. J'espère que ma réponse croisera les autres interrogations que vous posez.

Pendant longtemps, j'ai moi aussi dit que la distance n'était pas un problème. Je ne sais pas si c'est dans le même sens que vous. Ce que je disais à ce moment là, c'est qu'un coup de train ou d'avion n'était jamais impossible. Encore faut-il connaître le nom et l'adresse du psychanalyste. Tous les psychanalystes en ligne donnent-ils se renseignement sur leur identité physique en quelque sorte, je n'en sais rien. En tous les cas, ce renseignement, soit on l'a, soit on ne l'a pas. Et à mon sens, ça change bcp de choses. Notamment, si on a ce renseignement, cela permet de mesurer la distance. Si distance il y a, remarquez. Dans l'absolu, on peut penser qu'une analyse par internet puisse se passer entre deux personnes d'une même ville. Cela doit bien exister. Mais il me semble qu'il doit être plus fréquent que la distance créée par Internet se double d'une distance géographique. Et cela est à interroger. Il y a cette histoire d'effondrement que la distance peut atténuer. Peut-être sert-elle de pare-excitation, je dis ça un peu à la va vite. Il y a aussi (ou en même temps) que la distance garantit contre les passages à l'acte à répétition. On ne peut pas parcourir de grandes distances tout le temps. De ce fait, elle protégerait. Elle protégerait l'analyste et l'analysant contre sa propre violence. D'une façon générale, il se peut que la distance géographique soit une façon d'imposer un principe de réalité face aux débordements de l'imaginaire, ce que ne garantirait pas une proximité trop grande. Alors, oui, "l'analysant se moque de la distance ou des obstacles", et pourtant il les met...
Il n'en reste pas moins qu'il me semble que c'est une conception à dépasser.

--
Catherine


Lun Jan 22, 2007 11:26 am
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Marie a écrit:
Qui mieux est placé pour pouvoir en parler que vous les analysantes en lignes ?

C'est un peu facile, les praticiens et praticiennes ont aussi beaucoup à dire. Et sans négliger les difficultés et doutes qu'ils ont pu rencontrer. Sur un forum, ce n'est pas évident, mais nous sommes un peu en train de tourner en rond.
les analysantes Serait ce une demande typiquement féminine?

Citation:
S'il peut y avoir une difficulté, elle est pour le psy, oui, sortir du cadre chattoyant et sécurisant de son cabinet ....

Ce qui est drôle, c'est que cb dit justement l'inverse dans son article critique sur la psychanalyse en ligne : Que l'analyste derrière son écran choisit une position confortable, sans risques. Je ne pense pas qu'elle soit sans risques ni pour l'analyste ni pour l'analysant. En cas de dérapage non contrôlé(et surtout incontrôlable) comment fait le psy pour assurer?.

Citation:
En effet, derrière l'écran, le psy ne voit rien, (aucun geste de l'analysant de mouvements) n'entend rien, pas d'intonations de voix, ni les soupirs, les pleurs, etc, il est en dehors de toute psychologie, il n'y a que des mots et du silence.


Oui, et justement c'est à la fois une des principales critiques envers l'analyse en ligne et en même temps, coté analysant, c'est effectivement
ce qui permet de pleurer, soupirer, rire sans que la honte vienne empêcher ces pleurs soupirs et rires et de ce fait arriver à en parler.
Ceci dit les analystes qui utilisent la web cam et le son voient leurs patients et les entendent.

Je me posait la question du transfert en me disant que pour l'analysant le transfert devient plus supportable, plus acceptable via internet. Avec toujours ce risque d'arriver à un moment à une situation ou la relation patine, ou ronronne.

:) Gouachita[/quote]


Lun Jan 22, 2007 11:56 am
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Gouachita a écrit:
Citation:
S'il peut y avoir une difficulté, elle est pour le psy, oui, sortir du cadre chattoyant et sécurisant de son cabinet ....


Ce qui est drôle, c'est que cb dit justement l'inverse dans son article critique sur la psychanalyse en ligne : Que l'analyste derrière son écran choisit une position confortable, sans risques. Je ne pense pas qu'elle soit sans risques ni pour l'analyste ni pour l'analysant.


D'accord Gouachita, néanmoins, ce que je critique et que je maintiens ici : c'est le discours qui soutient les arguments (arguments qui finalement passent à la trappe) : c'est un discours imaginaire : une pratique serait plus chatoyante, sécurisante, peu importe les qualificatifs ici, par rapport à une autre qui le serait moins : on entre de plein pied ici dans le discours de l'imaginaire et narcissique.

Je reprends les termes du premier article de JP Bègue :

Citation:
L’image traditionnelle du psychanalyste parisien installé dans un immeuble haussmannien de la rive gauche et pratiquant l’écoute au chevet de son patient allongé sur le divan risque d’être sérieusement bouleversée par l’arrivée de l’analyse en ligne. Exit le divan, exit la présence physique de l’analyste, place à l’ordinateur.

Actuellement quelques psychanalystes novateurs confortablement installés devant leur ordinateur proposent déjà des analyses en utilisant des caméras numériques…

source : http://www.psychanalyse-paris.com/Psych ... ligne.html


Lorsque je critique une position confortable et sans risque, je critique un discours qui présente cette pratique comme telle : je ne dis pas que la pratique est effectivement comme telle ! (Au contraire). J'espère que vous saisirez aisément la nuance : pour moi elle est de taille.

bien à vous, cb.


Lun Jan 22, 2007 12:15 pm
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Oui

Merci de l'avoir précisé.

Je suis de toute façon mal placée pour savoir si une pratique ou l'autre serait plus confortable pour le psy. D'autant que je suppose que ça ne devrait pas rentrer en ligne de compte pour savoir s'il y a psychanalyse ou non.

Gouachita


Lun Jan 22, 2007 12:30 pm

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Bonjour,


Citation:
les analysantes Serait ce une demande typiquement féminine?

non pas que féminine, en fait par analysantes je faisais référence à bella et toi,
dommage que d'autres analysants et en l'occurence des hommes ne s'expriment pas ici :)


Citation:
Ce qui est drôle, c'est que cb dit justement l'inverse dans son article critique sur la psychanalyse en ligne : Que l'analyste derrière son écran choisit une position confortable, sans risques. Je ne pense pas qu'elle soit sans risques ni pour l'analyste ni pour l'analysant. En cas de dérapage non contrôlé(et surtout incontrôlable) comment fait le psy pour assurer?.


je ne dis pas qu'une analyse serait plus ou moins confortable qu'une autre
Ce que je veux dire, c'est que en tant que psychanalyste, on doit pouvoir sortir des "terrains battus", de la théorie, se risquer,

je ne me suis pas reveillée un matin en me disant "tiens aujourd'hui je vais tester l'analyse en ligne" :D
C'est parti d'une demande à laquelle j'ai répondu



Citation:
Ceci dit les analystes qui utilisent la web cam et le son voient leurs patients et les entendent

oui, c'est vrai : pourquoi pas, si c'est du bon matériel, :lol: mais personnellement je n'en vois pas l'interêt.


Citation:
Je me posait la question du transfert en me disant que pour l'analysant le transfert devient plus supportable, plus acceptable via internet. Avec toujours ce risque d'arriver à un moment à une situation ou la relation patine, ou ronronne.


On ne peut pas s'avoir ce qui est plus ou moins ... et le "risque de patiner " c'est le psy qui le prend :D

bonne journée,


Lun Jan 22, 2007 1:12 pm
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Ingrid a écrit:
Marie a écrit:
S'il peut y avoir une difficulté, elle est pour le psy, oui, sortir du cadre chattoyant et sécurisant de son cabinet ....
En effet, derrière l'écran, le psy ne voit rien, (aucun geste de l'analysant de mouvements) n'entend rien, pas d'intonations de voix, ni les soupirs, les pleurs, etc, il est en dehors de toute psychologie, il n'y a que des mots et du silence.



Bonjour Marie

Nous avons aussi une voix, un corps…
Dans ce que tu décris Marie, cette manière de faire me donne cette impresssion de se couper de soi ou d’une partie de soi :| Je ne sais pas si je suis les mots seuls ?
Peut-être n’ai-je pas compris ce que tu voulais dire ?
Que veux-tu dire aussi par « en dehors de toute psychologie" ?

Je croyais que le/la psychanalyste entendait tout et de nos dires. Je parle là dans le cadre analytique.

Pour le silence, en psychanalyse, quand je parle à ma psychanalyste, je suis confrontée à son silence, mais dans ce silence elle s’efface, mais elle est présente en même temps. Pour moi, l’un ne peut pas aller sans l’autre.


Amitiés
Ingrid



bonjour Ingrid,
Quand je parle de 'hors psychologie" je parle des interprétations du conscient, du style, le patient s'allonge comme ca alors ça veut dire ca etc, dont la psychanalyse n'a rien à faire ou si peu

Ce qui nous interesse, je le répète, ce sont les nouages inconscients, c'est le triple discours, Reel - Symbolique Imaginaire (RSI) ou bien moi surmoi ça , (le Réel n'étant pas le réel au sens de la réalité comme certains peuvent le penser).
Tout ça, c'est du mouvement, le réel peut devenir du symbolique ou de l'imaginaire, etc etc,
Il n'y a que des mots dans l'inconscient,
Non pas des mots conscients, mais des mots qui signifie autre chose que ce qu'ils veulent dire dans le conscient.

Un exemple très simple, en prenant la 1ere topique de freud, conscient préconscient inconscient

je pénétre dans la mer (conscient je vais aller me baigner)
je pénètre la mère (préconscient)
je peine à être, (inconscient)

c'est pas facile à expliquer, ce que je veux dire, c'est que le corps de la réalité, là, importe peu, c'est celui de l'imaginaire qui est important.
Si tu as un orgelet, tu vas le montrer à ton médecin, en revanche, tu vas le 'signifier" à ton psy, or je l'ai ?

c'est en defaisant et en refaisant les nouages inconscients que dans la réalité, le corps ne sera plus un problème 8)


amicalement,


Lun Jan 22, 2007 1:47 pm
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Bonjour Marie

Pourtant, je ne pourrai pas faire ma psychanalyse sans la présence réelle de ma psychanalyste.
Je trouve essentiel qu’elle soit là (désolée de me répéter), qu’elle existe.
C'est la rencontrer.

Ce que je vis en analyse, ça se passe chez elle. Je suis chez elle, avec tout ces choses réelles à elle : la feuille d’une de ses plantes qui tombe, ses roses qu’on lui as offertes qui clignotent, son chat qui se roule par terre, l’attendre parce qu’elle doit faire une course en urgence, etc…
Dans le transfert, tout ça, ça trouble aussi.

Amitiés
Ingrid


Lun Jan 22, 2007 3:15 pm
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Ingrid a écrit:
Dans le transfert, tout ça, ça trouble aussi.


ça trouble même tellement que ça peut en devenir insupportable, et pas forcément pendant la séance, mais en sortant, et dans ce cas là, il ne risque pas d'y avoir un Acting out puisque la séance est terminée mais passage à l'acte.

Ce risque existe aussi avec l'analyse par internet, c'est vrai.

Gouachita


Lun Jan 22, 2007 7:21 pm
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Gouachita a écrit:
dans ce cas là, il ne risque pas d'y avoir un Acting out puisque la séance est terminée mais passage à l'acte.


Non, non, l'acting c'est aussi (et même souvent surtout), lorsque la séance est terminée.

@+, cb.


Lun Jan 22, 2007 9:44 pm
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cb a écrit:
Gouachita a écrit:
dans ce cas là, il ne risque pas d'y avoir un Acting out puisque la séance est terminée mais passage à l'acte.


Non, non, l'acting c'est aussi (et même souvent surtout), lorsque la séance est terminée.

@+, cb.


Je repasse sur le fil Acting out :)


Lun Jan 22, 2007 10:20 pm
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Message 
Gouachita a écrit:

ça trouble même tellement que ça peut en devenir insupportable, et pas forcément pendant la séance, mais en sortant, et dans ce cas là, il ne risque pas d'y avoir un Acting out puisque la séance est terminée mais passage à l'acte.

Ce risque existe aussi avec l'analyse par internet, c'est vrai.

Gouachita



Hello Gouachita

Je ne comprends pas pourquoi il pourrait y avoir un acting out ou un passage à l'acte dans ce que je dis?

Amitiés
Ingrid


Mar Jan 23, 2007 12:26 am
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Ingrid a écrit:

Je ne comprends pas pourquoi il pourrait y avoir un acting out ou un passage à l'acte dans ce que je dis?


Bonjour Ingrid.

Dans ce que tu dis, il n'y a pas de relation directe avec l'acting out ou le passage à l'acte. Je rebondissais seulement sur tes propos pour dire que cette présence de ta psychanalyste et les éléments que tu présente comme indispensables et bénéfiques à ton travail avec ta psychanalyste peuvent être vécue par d'autres personnes comme insupportable et empêcher tout travail avec le ou la psychanalyste.
Dans mon cas, le passage à un travail via internet marque surtout un échec des autres tentatives de travail avec présence physique. Et c'est pour sortir de cette impasse là que je me suis adressé à un psychanalyste proposant des thérapies par internet.

Ceci dit, dans le fil sur Acting out, tu parle bien de présence de la psychanalyste même en dehors de la séance. Il ne s'agit pas là de présence physique. Alors que je ne voyais pas mon psy, il était aussi terriblement présent, mais pas physiquement.
Il existait déjà bel et bien pour moi.

Dans toute thérapie, quelle qu'elle soit il peut être essentiel pour un analysant de rencontrer son thérapeute ou bien il peut ne pas y attacher d'importance ou bien encore il peut être essentiel de ne pas le rencontrer, au moins au début.

Amitiés
:) Gouachita


Mar Jan 23, 2007 4:29 pm
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