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Autoanalyse
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Auteur:  jcdardart [ Ven Fév 02, 2007 2:43 am ]
Sujet du message: 

ça impliquerait que le coït soit sublimé. Est-ce que ça fera l'affaire de notre ami? ;)

Auteur:  schubertiade [ Ven Fév 02, 2007 9:05 pm ]
Sujet du message: 

Schubertiade a écrit
Citation:
De cela je suis convaincue aussi : à un moment donné on arrive au fond de l'impasse


Marie a écrit:
c'est surtout que le risque est de perdre pied avec la réalité non ?


Je ne suis pas sûre, non, en tout cas je n'ai jamais eu cette sensation.
L'auto-analyse.... quand on sait que devant l'analyste on est déjà plein de résistance, on peut se demander où peut mener l'auto-analyse, sinon au fond de l'impasse....
Je me demande si on aménage pas la réalité à sa convenance. Tant qu'on n'a pas conscience des choses, on ne peut pas avoir l'impression de perdre pied, si?
Tu vois, j'ai davantage le sentiment de perdre parfois pied avec la réalité depuis que je consulte ma psy....
A.

Auteur:  bellavida [ Sam Fév 03, 2007 7:22 am ]
Sujet du message: 

bonjour à tous :)

il me semble, oui Marie , qu'une autoanalyse sans analyse ressemblerait à un couloir où j'errerais pendant des heures (err-eur :?: Schubertiade ?) sans qu'un trousseau de clefs ne m'ait été donné pour ouvrir les différentes portes qui m'entourent
grâce à ce trousseau, je suis libre d'ouvrir (ou pas) ces portes, d'aller jeter un coup d'oeil, d'entrer (ou pas), de me dire que ce qui s'y trouve est important pour moi aujourd'hui ou que j'y reviendrai demain...ou peut être dans dix secondes, dix mois, dix ans...
certaines portes résistent?.... pas la bonne clef ou/et pas la bonne serrure ou/et pas la bonne façon d'ouvrir ou/et pas le bon instant.... :)

euhhh... cb et jc... si je trouve les clefs de la Rolls, je pense à vous :lol:
.....sauf si c'est Georges Clooney qui est à l'interieur :P .....

bonne journée à tous :D

Auteur:  marabout [ Sam Fév 03, 2007 12:43 pm ]
Sujet du message: 

loto-analyse ! c'est un coup à se retrouver chauffeur de la rolls de sophie favier et donc à défaut de psy ou amant de madame vous serez le confit dent de sophie. :oops: :?

l'auto analyse ne conduit-elle pas à l'analyse ?
n'est-ce pas parce que vous avez commencé à chercher en vous, que vous êtes allées vers la psychanalyse ?

mara bout :D

Auteur:  lilasblanc [ Sam Fév 03, 2007 1:40 pm ]
Sujet du message: 

Marabout j'aime votre phrase
j'ai simplement affronter ma peur. C'est ce qui me semble important dans tout ce discours d'analyse où pas, perso c'est le cran d'aller au bout des choses. Qu'on soit accompagné où pas, qu'on cherche à savoir le pourquoi du comment c'est d'aller où on doit aller.

C'est remporter une victoire sur soi.

marabout a écrit:
bonsoir,

autoanalyse ou introspection ce n'est pas moi qui viendrai dire s'il y a différence ou pas.

pendant plusieurs années j'ai fait des cauchemars ; toujours avec la même personne, mon mari décédé(veuve parce que pas pu divorcer).
chaque cauchemar étant devenu l'annonce d'une guigne dans ma vie.(pour le moment je ne le vois plus dans mes nuits mais les problèmes arrivent toujours à arriver !!).
j'en arrivais à avoir peur de m'endormir. Quand il riait c'était terrible.
il y a un peu plus d'un an j'ai commencé à m'intéresser à la psychanalyse d'un peu plus près, à lire les discussions sur certain forum, à chercher un peu beaucoup en moi ;
et il y a quelque temps ,sans entrer dans les détails, il m'est apparu évident que je culpabilisais à cause de la tombe(fin de concession..).
ça semble peut-être simpliste vu comme ça .
mes cauchemars ont cessé.
reste un fond d'angoisse.
peut-être rien à voir avec l'autoanalyse, sans doute avec l'introspection, j'ai simplement affronté ma peur.
si je suis hors sujet vous me le dites, n'est-ce pas ? :?

Auteur:  schubertiade [ Sam Fév 03, 2007 3:00 pm ]
Sujet du message: 

bellavida a écrit:
(...)couloir où j'errerais pendant des heures (err-eur :?: Schubertiade ?) sans qu'un trousseau de clefs ne m'ait été donné pour ouvrir les différentes portes qui m'entourent
grâce à ce trousseau, je suis libre d'ouvrir (ou pas) ces portes, d'aller jeter un coup d'oeil, d'entrer (ou pas), de me dire que ce qui s'y trouve est important pour moi aujourd'hui ou que j'y reviendrai demain...ou peut être dans dix secondes, dix mois, dix ans...
certaines portes résistent?.... pas la bonne clef ou/et pas la bonne serrure ou/et pas la bonne façon d'ouvrir ou/et pas le bon instant.... :)


Ben oui, Bellavida, je suis bien d'accord. Sans les clefs, on peut pas ouvrir toutes les portes, d'autant que certaines sont blindées!

Et puis je pense à autre chose... ça ne vaut peut-être que pour moi, mais je trouve qu'il est plus simple de se mentir à soi-même que de mentir aux autres; plus simple de se dire pour soi qu'on n'a pas de volonté....
C'est pas clair, ce que j'écris, je crois.
J'ai trouvé plus facile, il y a quelques années, de fermer les yeux sciemment sur certaines choses insolubles, que de le faire aujourd'hui face à ma psy quand je suis découragée et que je suis perdue.
L'auto-analyse avait cette limite : dès que ça devenait trop tortureux, je fermais toutes les portes. Rien ne m'empêche de le faire avec ma psy, sauf que je paye, d'une part, et que je n'ai pas envie d'abandonner. Il en va presque de ma vie.... "surtout ne abandonner, quoique je puisse découvrir"...ça toute seule, je ne l'aurais pas mené au bout.... même avec les connaissances.
A.

Auteur:  gouachita [ Sam Fév 03, 2007 7:07 pm ]
Sujet du message: 

lilasblanc a écrit:
j'ai simplement affronter ma peur. C'est ce qui me semble important dans tout ce discours d'analyse où pas, perso c'est le cran d'aller au bout des choses. Qu'on soit accompagné où pas, qu'on cherche à savoir le pourquoi du comment c'est d'aller où on doit aller.


C'est curieux parce que dans ma démarche, c'est exactement le contraire: il a fallu que je cesse d'affronter ma peur ou plutôt mes peurs et que j'accepte plutôt d'en parler à une personne, aussi irrationnelles qu'elles puissent me paraître. C'est en renonçant au courage que j'ai pu dire tout ce que j'avais à dire. Je me suis aperçue en passant qu'affronter ma peur était en fait un bon moyen de fuir.

:) Gouachita

Auteur:  lilasblanc [ Sam Fév 03, 2007 7:11 pm ]
Sujet du message: 

C'est exactement cela et je pense que c'est pareil pour tout le monde à des dégrés différents c'est tout.

Par contre si on met les clés de la rolls au bout du couloir de Bellavida, métonnerais qu'elle trouve pas le droit chemin pour y aboutir surtout si G Clooney dedans!!

Motivation est importante. Et l'on peut avoir besoin d'un guidant. C'est ce que je crois était devenu ma béquille de psychiatre. Tu te rends compte d'un tas de choses et finalement au moment de la scéance tu restitues et met en place. La porte fermée tu repars tout neuf et en avant pour la suite.

Je ne sais pas ce qu'est une analyse mais je regrette que rien ne soit expliqué scolairement. Pourquoi être obligé de consulter toute une variété de psy cho, psy chia, psy chana...pendant que beaucoup de nos comportements découlent de questions qui sont resté sans réponse de la part de nos parents.D'ailleurs en tant que parent, je me rends compte que ce n'est pas évident. Peut être par le biais de la religion aborde t on certains sujets mais léger bagage pour l'occidental!



Et puis je pense à autre chose... ça ne vaut peut-être que pour moi, mais je trouve qu'il est plus simple de se mentir à soi-même que de mentir aux autres; plus simple de se dire pour soi qu'on n'a pas de volonté....
C'est pas clair, ce que j'écris, je crois.
J'ai trouvé plus facile, il y a quelques années, de fermer les yeux sciemment sur certaines choses insolubles, que de le faire aujourd'hui face à ma psy quand je suis découragée et que je suis perdue.
L'auto-analyse avait cette limite : dès que ça devenait trop tortureux, je fermais toutes les portes. Rien ne m'empêche de le faire avec ma psy, sauf que je paye, d'une part, et que je n'ai pas envie d'abandonner. Il en va presque de ma vie.... "surtout ne abandonner, quoique je puisse découvrir"...ça toute seule, je ne l'aurais pas mené au bout.... même avec les connaissances.
A.[/quote]

Auteur:  schubertiade [ Mer Fév 28, 2007 6:23 pm ]
Sujet du message: 

Question : lorsqu'on a terminé son analyse, continue-t-on de pratiquer l'auto-analyse?

Je suis en analyse en ayant pour objectif très lointain d'en terminer un jour. L'analyse ne résoud rien, n'est-ce pas? L'analyse nous permet de comprendre, simplement, d'avoir certaines clefs pour ouvrir certaines portes, non?
Dans 5 ans, 10 ans, je ne sais pas, mais lorsque je dirai "au revoir" à ma psy, je continuerai d'avoir un inconscient qui s'exprimera, n'est-ce pas?
Il me semble qu'une fois sorti de l'analyse, on revient à l'auto-analyse qui nous a menée vers l'analyse, non?

Et puis je voulais ajouter une chose : dire n'est-il pas aussi important qu'analyser? Finalement, ne sommes-nous pas libéré avant tout parce que nous avons dit certaines choses?
Quand j'ai osé parler de certaines choses et que je ressors de la séance avec 30 kgs de moins, je me dis qu'il suffisait juste de dire.

Miss parlait du niveau de conscience de chacun...on a parfois conscience de l'origine de certains problèmes, et le simple fait d'en parler dénoue les choses.
Finalement, ma psy serait-elle avant tout une "oreille" pour m'écouter?

Anne

Auteur:  gouachita1 [ Mer Fév 28, 2007 10:39 pm ]
Sujet du message: 

schubertiade a écrit:
Et puis je voulais ajouter une chose : dire n'est-il pas aussi important qu'analyser? Finalement, ne sommes-nous pas libéré avant tout parce que nous avons dit certaines choses?
Quand j'ai osé parler de certaines choses et que je ressors de la séance avec 30 kgs de moins, je me dis qu'il suffisait juste de dire.

Anne


30kg? vite! l'adresse! :D

Apparement il y a des mots gardés qui pèsent sacrément lourds. je vais protester auprès de mon psy, j'ai pas perdu un gramme! :P je crois même que ces derniers temps je me suis pris encore quelques kilos :)

8) Gouachita

Auteur:  Marie [ Mer Fév 28, 2007 11:38 pm ]
Sujet du message: 

Citation:
Apparement il y a des mots gardés qui pèsent sacrément lourds. je vais protester auprès de mon psy, j'ai pas perdu un gramme! je crois même que ces derniers temps je me suis pris encore quelques kilos


le secret ibérique sans doute est trop lourd à porter :wink:

Auteur:  schubertiade [ Mer Fév 28, 2007 11:39 pm ]
Sujet du message: 

gouachita1 a écrit:
30kg? vite! l'adresse! :D

Apparement il y a des mots gardés qui pèsent sacrément lourds. je vais protester auprès de mon psy, j'ai pas perdu un gramme! :P je crois même que ces derniers temps je me suis pris encore quelques kilos :)

8) Gouachita


:wink: :D Si réellement je perdais 30 kgs, je pèerais pas lourd!
Jamais tu ne t'es sentie soulagée d'un énorme poids pendant ton analyse?
Ca m'épate!
Cela vient peut-être du fait que j'arrache les mots de ma bouche pour les dire, mais c'est une sensation assez fréquente.
Bon, je n'ai perdu 30 kgs que deux fois, mais je perds du poids, de plus en plus.
Cette image me fait rire, grâce à toi. Je ne me rendais pas compte que cela pouvait être pris au sens propre...

Tiens, je me permets même une audace : plus le temps va avancer, plus mon poids se rapprochera de celui d'un bébé, je crois...

Bises,
Anne

Auteur:  chb [ Jeu Mar 01, 2007 1:29 pm ]
Sujet du message: 

schubertiade a écrit:
Question : lorsqu'on a terminé son analyse, continue-t-on de pratiquer l'auto-analyse ?


Bien sûr, Anne.

schubertiade a écrit:
Je suis en analyse en ayant pour objectif très lointain d'en terminer un jour. L'analyse ne résoud rien, n'est-ce pas ?


Si bien sûr : enfin oui : ça ne résouds pas, mais ça dénoue : ce qui est nettement plus efficace et intéressant.

schubertiade a écrit:
L'analyse nous permet de comprendre, simplement, d'avoir certaines clefs pour ouvrir certaines portes, non ?


Comprendre, clefs, portes : ce sont bien plus ici des termes jungiens (un petit clin d'œil en passant à Miss dont je trouve les posts de plus en plus passionnant sur le fil Jung. J'irai y faire un tour plus tard : ce fouin quand même !… Il n'y a pas plus sexuel !…)

schubertiade a écrit:
Je continuerai d'avoir un inconscient qui s'exprimera, n'est-ce pas ?


Un trou grand comme ça !…

schubertiade a écrit:
Il me semble qu'une fois sorti de l'analyse, on revient à l'auto-analyse qui nous a menée vers l'analyse, non ?


Très poétique, j'apprécie.

schubertiade a écrit:
Et puis je voulais ajouter une chose : dire n'est-il pas aussi important qu'analyser ? Finalement, ne sommes-nous pas libéré avant tout parce que nous avons dit certaines choses ?


Analyser = parler, dire.

schubertiade a écrit:
Quand j'ai osé parler de certaines choses et que je ressors de la séance avec 30 kgs de moins… Finalement, ma psy serait-elle avant tout une "oreille" pour m'écouter ?


De grandes oreilles, pour mieux t'entendre… De grandes dents pour mieux te manger, mon enfant !…

Merci pour ce très joli post Schubertiade,
bien à vous, cb.

Auteur:  schubertiade [ Jeu Mar 01, 2007 1:55 pm ]
Sujet du message: 

cb a écrit:

schubertiade a écrit:
Je suis en analyse en ayant pour objectif très lointain d'en terminer un jour. L'analyse ne résoud rien, n'est-ce pas ?


Si bien sûr : enfin oui : ça ne résouds pas, mais ça dénoue : ce qui est nettement plus efficace et intéressant.


Vu comme çà, forcément....

cb a écrit:
schubertiade a écrit:
L'analyse nous permet de comprendre, simplement, d'avoir certaines clefs pour ouvrir certaines portes, non ?


Comprendre, clefs, portes : ce sont bien plus ici des termes jungiens (un petit clin d'œil en passant à Miss dont je trouve les posts de plus en plus passionnant sur le fil Jung. J'irai y faire un tour plus tard : ce fouin quand même !… Il n'y a pas plus sexuel !…)


J'aime bien Jung, je confirme... je lui pique même ces mots sans m'en rendre compte!

cb a écrit:
schubertiade a écrit:
Je continuerai d'avoir un inconscient qui s'exprimera, n'est-ce pas ?


Un trou grand comme ça !…


C'était une plaisanterie, bien entendu. Mais si parler = analyser, que ferai-je lorsque je ne parlerai plus à ma psy, hein?
L'analyse durerait toute la vie? :wink:

cb a écrit:
schubertiade a écrit:
Il me semble qu'une fois sorti de l'analyse, on revient à l'auto-analyse qui nous a menée vers l'analyse, non ?


Très poétique, j'apprécie.


sourire...

cb a écrit:
schubertiade a écrit:
Et puis je voulais ajouter une chose : dire n'est-il pas aussi important qu'analyser ? Finalement, ne sommes-nous pas libéré avant tout parce que nous avons dit certaines choses ?


Analyser = parler, dire.


Mh...je peux dire sans analyser, non? A moins que "ça" n'analyse tout seul? Ah, ça doit être ça!

cb a écrit:
schubertiade a écrit:
Quand j'ai osé parler de certaines choses et que je ressors de la séance avec 30 kgs de moins… Finalement, ma psy serait-elle avant tout une "oreille" pour m'écouter ?


De grandes oreilles, pour mieux t'entendre… De grandes dents pour mieux te manger, mon enfant !…


sourire. Pourvu que non!

Bien à vous,
Anne

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