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 Père-fille, une histoire de regard de Didier Lauru 
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Bonjour Ingrid,

Quoiqu’il puisse se passer par la suite, à mon avis le père ne peut se substituer à la mère car Le Moi du nourrisson est lié au Moi de la mère, et il en restera toujours une trace. Ce sont en effet les caractéristiques du système préconscient maternel qui jouent un rôle de pare-excitation pour le bébé en le protégeant des stimulations venues du monde interne, comme du monde externe qui ont un impact désorganisant sur lui. L’évolution du bébé, de la dépendance absolue vers l'indépendance relative, la future maman va la parcourir de la grossesse aux premières interactions avec son enfant. Quant au bébé, il pourra développer une continuité d'être grâce aux soins maternels, à l’empathie de celle-ci et à l'identification projective. Et ce processus débute dès la vie intra-utérine, dont le père est exclu... pour une part.

Bien à vous.


Mar Avr 03, 2007 9:26 am
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Bonjour Joyce

joyce a écrit:
Quoiqu’il puisse se passer par la suite, à mon avis le père ne peut se substituer à la mère car Le Moi du nourrisson est lié au Moi de la mère, et il en restera toujours une trace


Est-ce pour ça que j'avais entendu dire que le Moi est à distinguer du Sujet?
Merci.

Sinon, pour cette continuité d'être du bébé, le père n'est-il pas aussi important pour le bébé pour son être?
Est-ce bon que le père soit exclu?

Amitiés et bien à vous
Ingrid


Mar Avr 03, 2007 1:20 pm
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Vous avez raison Ingrid :oops: j'ai dû mal m'exprimer... le père ne doit pas être exclu… bien au contraire!

La fonction de la mère est bien d’introduire le père, qui doit faire office de tiers séparateur entre elle et l’enfant. Car comme le souligne Lacan il faut séparer l’enfant de la jouissance de la mère, afin que son corps ne soit pas un condensateur de la jouissance de la mère.
Cependant, il est indéniable que le père est partiellement exclu de cette relation fusionnelle qui s’instaure au tout début de l’aventure humaine... et qui débute au stade foetal.
Ensuite, pendant les premières semaines de sa vie, le nouveau-né forme avec sa mère une véritable unité psychosomatique, et c'est là peut-être que le père est exclu. La mère et l’enfant se trouvent dans une relation qui n’est pas d’unilatéralité mais de réciprocité, chacun offrant à l’autre. Je crois que ces premiers contacts mère-enfant sont fondamentaux, la qualité du lien à la mère apaise les angoisses du nouveau-né. F. Dolto considère même que le nourrisson est l’objet partiel de la mère et qu’il s’en sent l’attribut, en même temps qu’elle lui apparaît comme objet partiel de lui-même.

Amitiés.


Mar Avr 03, 2007 2:09 pm
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Mais, pourtant je vous trouve très claire Joyce :D
Ca peut aussi être que j’avais mal compris ou ma peur.

Amitiés, Ingrid


Mar Avr 03, 2007 11:11 pm
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Bonjour Joyce et Ingrid

En relisant les messages de Joyce, je me posais toujours la question : quid du nourisson qui se trouve séparé de la mère dès la naissance? La fonction maternelle doit bien être assuré par une autre personne, qui peut très bien être le père

Il m'avais semblé que le Moi du nourisson n'était pas encore constitué à la naissance, hors Joyce vous parlez d'un Moi du nourisson lié au Moi de la mère.

Gouachita :)


Dim Avr 08, 2007 10:07 pm

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Bonjour à toutes et à tous,

Vous avez raison Gouchita, la majorité des auteurs considère que le moi du bébé n'était pas encoe constitué à la naissance. Toutefois, D. Winnicott et M. Klein soutiennent que le moi du bébé est inachevé, mais qu’il existe dès la naissance un moi rudimentaire, que la mère supporte et étaye en quelque sorte. D'où également ma réflexion sur la fonction de la mère qu'elle seule peut assurer.

Amitiés.

Joyce


Lun Avr 09, 2007 3:35 pm
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Bonjour à toutes et à tous,

Dans le livre de Didier Dumas "Sans père et sans parole", il y a une réflexion qui me paraît intéressante concernant le rôle du père :
"Être père ce n'est pas être un substitut de la mère. C'est occuper dans la vie mentale de l'enfant une place dont dépendent sa construction et sa santé psychique. Un enfant se conçoit autant dans des propos et des désirs partagés que que dans un acte sexuel. Si le rôle de la mère est de porter son enfant dans son corps, celui du père est de le porter dans ses pensées et ses désirs. interdire à l'enfant de comprendre qu'il est le fruit du désir de ses deux parents c'est le condamner à l'emprise d'un monoparentalisme dévorant, qui le prive de tout accès à l'autonomie et le rend incapable de s'intégrer à la société."

Bien à vous.


Dim Avr 15, 2007 2:34 pm
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Aïe!

C'est le genre de propos avec lequel je suis d'accord en première lecture , et surtout les premières phrases mais qui me fait bondir ensuite. Mais je reconnais que je suis susceptible sur le sujet du monoparentalisme.

Citation:
interdire à l'enfant de comprendre qu'il est le fruit du désir de ses deux parents c'est le condamner à l'emprise d'un monoparentalisme dévorant, qui le prive de tout accès à l'autonomie et le rend incapable de s'intégrer à la société."


Je suis tout à fait d'accord sur le fait que chaque enfant doit comprendre, je dirais même être certain, qu'il est le fruit du désir des deux parents de sexes différents.

Mais dans la dernière phrase, j'y voie personnellement, sous prétexte de théorie psychanalytique ou psychologique, un discours insidieux un peu moraliste(même pas qu'un peu) de défense de la famille "normalement" constituée, avec en plus cette association entre autonomie et intégration à la société.
Sur quel critères jugeont nous une intégration à la société?

C'était ma petite réaction épidermique du jour :)

:) Gouachita


Dim Avr 15, 2007 3:49 pm

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Désolée de vous avoir heurtée en pointant cet extrait, Gouachita :oops:

Je vais donc m'empresser de rectifier, si je le peux, les propos de Dumas. Du moins, tels que je les interprète....

Dès le début de la vie, il existe une relation fusionnelle entre la mère et l’enfant. L’enfant se vit comme l’objet du désir de la mère, l’objet manquant. Il s’identifie au phallus et se soustrait du même coup à la castration. Or, la fonction symbolique du père, dont le père réel n’est que l’ambassadeur, est elle-même introduite par la mère. C’est donc ce tiers symbolique qui va pemettre de castrer l’enfant c’est-à-dire d’introduire l’enfant au symbolisme. Son rôle est de défusionner la mère et l’enfant, et permettre à l'enfant d'accéder à l'autonomie, comme le souligne Dumas. Car sinon, il y a bien risque de psychose, comme l'ont souligné nombre d'auteurs.


Dim Avr 15, 2007 4:48 pm
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Bonjours Joyce

Ne vous inquiétez pas pour les heurts. Et surtout ne nous privez pas de citations qui peuvent vous paraitre judicieuses.

Il y a pour moi une grande différence entre ce que vous avez écrit et la citation de Dumas qui lui, fait référence à un fait à mon avis d'ordre social, le monoparentalisme, alors que vous restez bien dans les fonctions symboliques.

A mon avis, autant la mère que le père, lorsqu'ils sont présents, ou sinon l'entourage, peuvent aider l'enfant à se défusionner comme vous dites de la mère.

:) Gouachita


Dim Avr 15, 2007 5:11 pm
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Hello Gouachita

Personnellement, je ne crois pas que le problème se soit le monoparentalisme en soit, car ça n’est pas parce que le père est absent de la maison qu’il n’est pas présent.
Le père n’est pas que réel.

Je n'ai pas compris que Dumas dit que c'est le monoparentalisme le problème, mais l'emprise d'un monoparentalisme dévorant et pour moi ça peut aussi être dans des familles où le couple n'est pas séparé.
C'est ce que j'ai compris de la citation de Joyce.

Amitiés, Ingrid


Dim Avr 15, 2007 5:51 pm
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