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Auteur:  am13 [ Sam Fév 16, 2008 1:49 am ]
Sujet du message: 

Très intéressant !

Bah oui, Sade fut amoureux, lol, quel scoop.

Plus sérieusement, cela éclaire effectivement assez bien le fantasme sadien d'absolue jouissance (chez lui, la victime est le bourreau, c'est pourquoi le 'sans écart' est atteint : c'est là que Sade parvient à imaginer ce que Kant ne pouvait réussir à pousser assez loin : la loi de la morale est sadique si elle est un impératif catégorique... Mais, elle ne peut l'être sans cruauté, c'est pourquoi il est tjs bon de différencier désir et jouissance, ne serait-ce que par l'épiphanie du fantasme... Apparemment, il n'a pas été possible de pousser la logique du bien aussi loin que celle du mal, peut-être que cette dissymétrie -révélée par Sade- nous montre que la morale ne peut-être un médian équilibré, ce qui rejoint la liberté comme Dehors déséquilibrant pour... équilibrer...).

Auteur:  Marie [ Sam Fév 16, 2008 11:19 am ]
Sujet du message: 

am13 a écrit :
Citation:
la loi de la morale est sadique si elle est un impératif catégorique...


oui, c'est le surmoi qui ordonne : "j'ouis"
ce que certains psy confondent la jouissance du surmoi et la jouissance du ça,

:)

Auteur:  chb [ Sam Fév 16, 2008 11:50 am ]
Sujet du message: 

Marie a écrit:
certains psy confondent la jouissance du surmoi et la jouissance du ça


:wink:

Auteur:  Marie [ Sam Fév 16, 2008 1:39 pm ]
Sujet du message: 

cb a écrit:
Marie a écrit:
certains psy confondent la jouissance du surmoi et la jouissance du ça


:wink:


:D :D


:wink:

Auteur:  Ingrid [ Sam Fév 16, 2008 3:50 pm ]
Sujet du message: 

Marie a écrit:

oui, c'est le surmoi qui ordonne : "j'ouis"
ce que certains psy confondent la jouissance du surmoi et la jouissance du ça,

:)



Hello Marie

Je me souviens que tu avais déjà un peu parlé de ces jouissances différentes et aussi de la jouissance en psychanalyse (fil que tu avais ouvert dans Pratique de l’analyse ).
Tu avais écrit que la jouissance du surmoi est liée à la loi, et que la jouissance du ça est liée à la pleine satisfaction, sans loi, sans manque.

N’est-ce pas plutôt nous analysant(e)s qui nous nous embrouillons avec tout ça, car un(e) psychanalyste lui/elle est censé(e) y voir clair car ça serait mal barré sinon ?

Ce que je ne comprends pas, c’est comment jouir alors de la vie, sans débordements ?
Est-il possible réellement de jouir de la vie sans loi ? Le sans loi me renvoie plutôt au fantasme, à l’imaginaire.
Jouir de la vie, est-ce à dire qu’il faut remplir à tout prix ?
Est-il possible de jouir à tout prix et de désirer toujours en même temps ?

Bises :)
Ingrid

Auteur:  am13 [ Sam Fév 16, 2008 5:08 pm ]
Sujet du message: 

Ingrid a écrit:
Marie a écrit:

oui, c'est le surmoi qui ordonne : "j'ouis"
ce que certains psy confondent la jouissance du surmoi et la jouissance du ça,

:)



Hello Marie

Je me souviens que tu avais déjà un peu parlé de ces jouissances différentes et aussi de la jouissance en psychanalyse (fil que tu avais ouvert dans Pratique de l’analyse ).
Tu avais écrit que la jouissance du surmoi est liée à la loi, et que la jouissance du ça est liée à la pleine satisfaction, sans loi, sans manque.

N’est-ce pas plutôt nous analysant(e)s qui nous nous embrouillons avec tout ça, car un(e) psychanalyste lui/elle est censé(e) y voir clair car ça serait mal barré sinon ?

Ce que je ne comprends pas, c’est comment jouir alors de la vie, sans débordements ?
Est-il possible réellement de jouir de la vie sans loi ? Le sans loi me renvoie plutôt au fantasme, à l’imaginaire.
Jouir de la vie, est-ce à dire qu’il faut remplir à tout prix ?
Est-il possible de jouir à tout prix et de désirer toujours en même temps ?

Bises :)
Ingrid


Ah ça oui, 'jouir sans débordement' est fantasmatique ! Et puis, 'remplir' n'est possible que s'il y du trou, et il y a trou s'il y a bords, c'est-à-dire (par ex.) 'loi' ! Je crois que 'jouir de la vie', c'est (justement) surtout déborder...
Enfin, si jouir est 'présence sans écart', alors y'a pas de désir simultané...

Auteur:  Ingrid [ Sam Fév 16, 2008 7:20 pm ]
Sujet du message: 

am13 a écrit:

Je crois que 'jouir de la vie', c'est (justement) surtout déborder...



Bonjour Am13

Ca m’inquiète ce que vous dites parce que ne nous faut-il pas contrôler quand même certaines de nos pulsions, enfin quand nous y arrivons ?

Amitiés, Ingrid

Auteur:  am13 [ Sam Fév 16, 2008 9:48 pm ]
Sujet du message: 

Ingrid a écrit:
am13 a écrit:

Je crois que 'jouir de la vie', c'est (justement) surtout déborder...



Bonjour Am13

Ca m’inquiète ce que vous dites parce que ne nous faut-il pas contrôler quand même certaines de nos pulsions, enfin quand nous y arrivons ?

Amitiés, Ingrid


Oh, mais déborder ne veut pas dire 'perdre le contrôle' ! Il faut pouvoir et ça-voir déborder (si les pulsions nous 'dominent' complètement, il n'y a plus de bords, donc plus de débordements !).

Auteur:  Ingrid [ Sam Fév 16, 2008 10:55 pm ]
Sujet du message: 

am13 a écrit:

Oh, mais déborder ne veut pas dire 'perdre le contrôle' ! Il faut pouvoir et ça-voir déborder (si les pulsions nous 'dominent' complètement, il n'y a plus de bords, donc plus de débordements !).


Oui c’est vrai, et je trouve que c’est bien dit Am13 pour les bords et les débordements, merci.

Serge Gainsbourg disait : « Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà. »



P.S à Miss : Miss, rassure toi je n’ai pas de cercle et je ne fais partie d’aucun cercle. Je ne porte aucune croix non plus et je n’ai jamais d'ailleurs été baignée dans la religion (c'est plutôt tout le contraire).

Tu as raison par contre pour le nous, ça peut porter à confusion et je comprends que ça t’agace.
Ca ne m’empêche pas en même temps de parler en mon nom, et j’ai l’impression même de trop le faire.
Pour le mal barré, je parlais de la relation.


Amitiés
Ingrid

Auteur:  mfc [ Dim Fév 17, 2008 11:40 am ]
Sujet du message: 

si je dis nous, j'encercle et je généralise. Si je dis tu, j'éclabousse mon voisin de mes projections et si je dis je, je narcissise et ramène tout à moi. Faut-il donc ne parler qu'à la troisième personne ou à l'infinitif?

mfc

Auteur:  Marie [ Dim Fév 17, 2008 12:11 pm ]
Sujet du message: 

Ingrid a écrit :
Citation:
Je ne porte aucune croix non plus et je n’ai jamais d'ailleurs été baignée dans la religion (c'est plutôt tout le contraire).




Pourtant, quand elle baigne, la croix porte plutôt joliment :wink:

http://www.divertissonsnous.com/2007/12 ... -2008-nue/



:)

Auteur:  Marie [ Dim Fév 17, 2008 3:20 pm ]
Sujet du message: 

Ingrid a écrit:

Hello Marie


N’est-ce pas plutôt nous analysant(e)s qui nous nous embrouillons avec tout ça, car un(e) psychanalyste lui/elle est censé(e) y voir clair car ça serait mal barré sinon ?


Bises :)
Ingrid


bonjour Ingrid,

oui, tu as raison, il y a les psychanalystes d'un coté, et les analysants d'un autre. Nous psychanalystes, et vous analysants :lol:

bises

Auteur:  Marie [ Dim Fév 17, 2008 4:37 pm ]
Sujet du message: 

Miss a écrit:
Chère Marie

c'est exactement ça, vous avez tout compris de l'âme-groupe, une nouvelle race d'humanisants.
C'est l'effet [House] sûrement qui fait ça.

:lol:


Chère Monique,


je compte sur vous pour nous en conter... :lol:



ps quel plaisir de voir que votre départ fût de courte durée, vous avez donc fini de compter vos collants !

Auteur:  Ingrid [ Dim Fév 17, 2008 4:37 pm ]
Sujet du message: 

Marie a écrit:

bonjour Ingrid,

oui, tu as raison, il y a les psychanalystes d'un coté, et les analysants d'un autre. Nous psychanalystes, et vous analysants :lol:

bises




Bonjour Marie

J’ai cru comprendre que les psychanalystes restent toujours des analysant(e)s en même temps de leur place d’analyste?
Mais, comme ils/elles ont déjà fait ce long et difficile chemin, si l’analysant(e) qui souffre ne peut pas s’appuyer sur son analyste, je ne sais pas sur quoi est-ce qu’il/elle peut s’appuyer alors ?

J’espère que je suis plus claire dans que j’essayais de dire ?

Bises et bon dimanche à toi
Ingrid

Auteur:  Marie [ Dim Fév 17, 2008 7:27 pm ]
Sujet du message: 

Ingrid a écrit:
Marie a écrit:

bonjour Ingrid,

oui, tu as raison, il y a les psychanalystes d'un coté, et les analysants d'un autre. Nous psychanalystes, et vous analysants :lol:

bises




Bonjour Marie

J’ai cru comprendre que les psychanalystes restent toujours des analysant(e)s en même temps de leur place d’analyste?
Mais, comme ils/elles ont déjà fait ce long et difficile chemin, si l’analysant(e) qui souffre ne peut pas s’appuyer sur son analyste, je ne sais pas sur quoi est-ce qu’il/elle peut s’appuyer alors ?

J’espère que je suis plus claire dans que j’essayais de dire ?

Bises et bon dimanche à toi
Ingrid



oui :)

c'est peut-être un sujet pour pratique de l'analyse non ?
bises, bonne soirée à toi;

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